Nouvelle législation possible pour les propriétaires d'animaux au Portugal en 2020

Le budget portugais pour 2020 prévoit qu'en plus de s'inscrire à la SIAC (Pet Information Database), les animaux devront bientôt avoir une licence de leurs paroisses civiles correspondantes.

Nouvelle législation pour les propriétaires d'animaux au Portugal / Tran Mau Tri Tam sur Unsplash
Nouvelle législation pour les propriétaires d'animaux au Portugal / Tran Mau Tri Tam sur Unsplash
19 février 2020, Rédaction

Les propriétaires d'animaux qui, depuis le 25 octobre 2019, sont tenus d'enregistrer leurs chiens, chats et même furets dans la nouvelle base de données d'informations sur les animaux («SIAC - Sistema de Informação de Animais de Companhia»), ainsi que de leur mettre une micropuce, devront bientôt également demander une licence annuelle auprès de leur conseil local correspondant, connu comme une paroisse civile. Si c'est la première fois que vous demandez une licence ou si vous amenez votre animal de compagnie au Portugal, la licence doit être demandée dans les 30 jours suivant l'enregistrement respectif dans la base de données d'informations sur les animaux. Au total, les propriétaires d'animaux devront bientôt payer deux frais.

Selon le journal portugais Jornal de Negócios, il s'agit d'une proposition de modification du budget de l'État pour 2020 (OE2020) présentée par le Parti socialiste portugais (PS) dans le but de résoudre un désaccord actuel entre la direction générale de l'alimentation et des vétérinaires (DGAV) et la Direction générale des pouvoirs locaux (DGAL).

Selon la publication, la DGAV, qui fait partie du ministère de l'Agriculture, estime que les animaux domestiques doivent uniquement être enregistrés dans la base de données sur les animaux de compagnie (SIAC), mais la DGAL, qui fait partie du ministère de l'administration intérieure, considère que la législation précédente, où les animaux de compagnie devaient être autorisés par les paroisses civiles, devraient être maintenue. Les socialistes, avec cette proposition, veulent donc maintenir ces deux idées.

Pour le chef adjoint du Parti socialiste, João Paulo Correia, le problème est que la loi en question «a introduit des changements qui ont semé la confusion». «Auparavant, l'octroi de licences aux animaux par les conseils paroissiaux avait été supprimé, violant la loi-cadre des autorités locales, où il est prévu que cette autorisation soit effectivement une compétence des conseils», a-t-il déclaré. Mais comme un décret-loi ne peut pas changer une loi qui a plus de valeur, le Parti socialiste va maintenant de l'avant avec cette clarification dans la législation.

Les vétérinaires considèrent que l'amendement proposé au budget de l'État «compliquera ce qui a été simplifié». Selon Bruno Rolo du Syndicat national des médecins vétérinaires (SNMV), le parti «réclame à nouveau une licence qui n'est même plus nécessaire à des fins de contrôle sanitaire» et qui «contraindra les gens à payer deux types de frais, et celui de la licence du conseil est uniquement pour les déplacements dans l'espace public». Il déclare que c'est également une mesure qui pourrait «décourager les gens d'avoir des animaux».

Article lu dans : Cães e gatos: donos obrigados a pagar duas vezes (Jornal de negócios)

Prêt pour trouver la maison de vos rêves ?

Prêt pour trouver la maison de vos rêves ?

Trouvez des maisons à vendre et des locations à long terme sur idealista