Au Portugal, en s’éloignant des stations balnéaires de l’Algarve, il existe encore des plages sauvages où l’Atlantique impose son rythme et où l’on peut marcher longtemps sans croiser grand monde.
De l’Alentejo à la côte Vicentine, des dunes de Comporta aux confins du Minho, ces plages portugaises méconnues offrent un vrai luxe : le calme, l’espace et une nature encore préservée. Voici 8 plages secrètes au Portugal pour éviter la foule et retrouver un littoral plus authentique.
- Porto Covo : criques sauvages et Atlantique brut dans l’Alentejo
- Moledo : plage ventée et sauvage au nord du Portugal
- Carvalhal (Comporta) : dunes, rizières et luxe discret
- São Pedro de Moel : station rétro au charme discret
- Malhão : la plage sauvage absolue de l’Alentejo
- Vila Praia de Âncora : entre rivière, lagune et océan
- São Martinho do Porto : la baie la plus calme du Portugal
- Amado (côte Vicentine) : nature brute et vagues puissantes
- Un autre littoral portugais, pour un voyage vraiment au calme
Porto Covo : criques sauvages et Atlantique brut dans l’Alentejo
Au sud de Sines, Porto Covo reste l’un des secrets les mieux gardés de la côte portugaise. Ici, pas de front de mer tapageur ni d’interminables rangées de transats : seulement une succession de petites criques naturelles cachées entre les falaises, accessibles par des escaliers en bois ou de simples sentiers de sable.
Le paysage alterne entre rochers découpés, dunes dorées et eau turquoise, avec une sensation constante de bout du monde. Même en été, l’espace reste largement ouvert, et il suffit souvent de s’éloigner un peu des accès principaux pour retrouver une plage presque vide.
À savoir : les plages de Porto Covo sont l’une des meilleures alternatives à l’Algarve pour profiter de plages calmes au Portugal en plein été.
Moledo : plage ventée et sauvage au nord du Portugal
Tout au nord du pays, presque face à la Galice, Moledo offre un décor totalement différent. Face à l’Atlantique et à l’îlot fortifié d’Insua, cette grande plage de sable blond bordée de pinèdes est connue pour ses vents constants, ses couchers de soleil spectaculaires et son atmosphère apaisée.
Même en plein été, l’ambiance reste étonnamment tranquille. Les familles portugaises s’y mêlent aux kitesurfeurs et aux marcheurs sans jamais saturer l’espace. Le vent et la température de l’eau, plus fraîches que dans le sud, contribuent à maintenir cette plage à l’écart du tourisme de masse.
Idéal pour : ceux qui cherchent une plage sauvage au Portugal, avec une vraie sensation d’espace et peu de constructions.
Carvalhal (Comporta) : dunes, rizières et luxe discret
À seulement 1h30 de route de Lisbonne, la région de Comporta est devenue tendance, mais certaines de ses plages restent étonnamment paisibles. Carvalhal en fait partie. Avant d’arriver à la mer, on longe des rizières miroitantes, des pins parasols et quelques maisons discrètes. Ensuite, une bande de dunes claires s’ouvre sur un long ruban de sable où l’horizon semble infini. En haute saison, le parking peut se remplir, mais l’immensité du rivage permet de s’éloigner rapidement de la zone aménagée.
En marchant une dizaine de minutes vers le nord ou vers le sud, on retrouve le calme : seulement le ressac de l’Atlantique, quelques mouettes et parfois la silhouette lointaine de dauphins venant de l’estuaire du Sado.
Bon plan : marcher 10 à 15 minutes le long de la plage suffit pour retrouver un coin presque désert, même en plein été.
São Pedro de Moel : station rétro au charme discret
Entre Nazaré et Figueira da Foz, São Pedro de Moel ressemble à une carte postale légèrement décalée dans le temps. Maisons blanches aux encadrements bleus, petit hôtel Art déco, phare dominant l’océan : tout respire une élégance simple et un rythme tranquille.
La plage, large et régulière, attire quelques surfeurs et familles portugaises, mais reste bien moins fréquentée que les grands spots de la région. Ici, pas de foule compacte ni de front de mer bétonné.
À faire : se balader sur les falaises au coucher du soleil. Les sentiers panoramiques permettent de s’isoler rapidement et d’observer l’Atlantique en surplomb, dans un silence presque total.
Malhão : la plage sauvage absolue de l’Alentejo
Entre Porto Covo et Vila Nova de Milfontes, Malhão est l’une des plages les plus sauvages du littoral portugais. On y accède par une piste de terre qui traverse une végétation rase, jusqu’à un vaste plateau dominant l’océan.
En contrebas, une plage immense, découpée par des rochers et des petites baies, s’étend sur plusieurs centaines de mètres. Pas de village, pas de promenade, pratiquement aucune infrastructure : seulement le vent, les dunes, les vagues puissantes et, parfois, quelques vans de voyageurs en quête de solitude.
Attention : il n’y a ni café, ni restaurants, ni commerces à Malhão. Il faut prévoir eau, nourriture et protection solaire. C’est le prix à payer pour profiter d’une plage encore totalement préservée et très peu touristique.
Vila Praia de Âncora : entre rivière, lagune et océan
Au nord du Portugal, entre Viana do Castelo et Caminha, Vila Praia de Âncora offre une atmosphère plus douce que le reste de la côte atlantique. Ici, une petite rivière descend des collines et forme une sorte de lagune avant de se jeter dans l’océan, créant des zones d’eau plus calme, appréciées des familles.
La plage principale est large, surveillée et très fréquentée par les habitants de la région, mais il suffit de s’en éloigner légèrement pour trouver des secteurs plus tranquilles. Les roches de schiste dessinent de petites cuvettes naturelles où l’eau se réchauffe, parfaites pour se détendre à l’écart des vagues.
À vivre : en fin de journée, les habitants viennent marcher en famille le long de la mer, dans une ambiance paisible et très locale, loin des grandes stations balnéaires du sud.
São Martinho do Porto : la baie la plus calme du Portugal
À mi-chemin entre Peniche et Nazaré, São Martinho do Porto abrite l’une des baies les plus étonnantes du Portugal. Vue d’en haut, on dirait un lac : l’entrée sur l’Atlantique est très étroite, ce qui coupe les grosses vagues et crée un plan d’eau protégé.
C’est l’une des plages les plus calmes du Portugal pour la baignade, idéale pour les familles avec enfants ou pour ceux qui redoutent les rouleaux de la côte ouest. La baie est bordée de petites maisons et d’immeubles bas, mais en s’éloignant du centre, vers l’extrémité nord, le bâti s’espace et le silence s’installe.
Idéal pour : profiter d’une plage paisible au Portugal, avec une eau plus douce et moins de vent que sur le reste de la côte atlantique.
Amado (côte Vicentine) : nature brute et vagues puissantes
Sur la côte Vicentine, au cœur du parc naturel du Sud-Ouest Alentejano, la plage d’Amado concentre tout ce qui fait la force du littoral portugais : falaises claires, dunes protégées, vastes étendues de sable et vagues puissantes.
Très appréciée des écoles de surf, elle reste pourtant suffisamment vaste pour offrir des zones isolées, surtout tôt le matin ou en fin de journée. Un petit ruisseau traverse parfois la plage avant de se jeter dans l’océan, dessinant des miroirs d’eau où se reflètent les falaises.
Bon à savoir : malgré sa renommée croissante, la côte Vicentine demeure l’une des zones littorales les plus préservées du Portugal. Amado est une excellente option si vous cherchez des plages sauvages au Portugal, loin du tourisme de masse
Un autre littoral portugais, pour un voyage vraiment au calme
Ces rivages épars racontent un Portugal qui se laisse approcher en douceur. Loin des clichés de stations surpeuplées, ils rappellent que le pays ne se résume pas aux mêmes cartes postales, que derrière chaque falaise se cache une histoire différente de la mer. Le calme que l’on vient y chercher n’est pas seulement une absence de bruit : c’est un rythme, celui des marées, des villageois qui ferment encore leur commerce à l’heure du déjeuner, des surfeurs qui scrutent l’horizon sans urgence.
Choisir ces plages, c’est accepter de rouler un peu plus, de marcher un peu plus, de renoncer parfois à certains conforts. En échange, on gagne des matins presque seuls face à l’Atlantique, des soirées où l’on entend distinctement les pas sur les passerelles de bois, des lumières qui n’appartiennent qu’à ceux qui ont pris le temps. Au fond, ce Portugal côtier plus secret n’est pas une destination, mais une manière de voyager : avec patience, discrétion et un profond respect pour les lieux que l’on traverse.







